Guinée-Bissau : Un pays au bord de l’implosion : Le régime d’Embalò piétine la démocratie, l’opposition promet le chaos ! »
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La Guinée-Bissau, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest déjà meurtri par des décennies d’instabilité politique, est aujourd’hui au bord du précipice. Le président Umaro Sissoco Embalò, accroché au pouvoir comme un dictateur en sursis, joue avec le feu en prolongeant illégitimement son mandat. Alors que son terme officiel expire ce jeudi 27 février 2025, Embalò, soutenu par une Cour suprême aux ordres, s’accroche désespérément à son fauteuil jusqu’au 4 septembre. Une manœuvre grotesque qui ne fait qu’enflammer une opposition déjà exaspérée par des années de manipulations et de répression.
Un pays paralysé, une démocratie assassinée
L’opposition, déterminée à ne pas laisser Embalò transformer la Guinée-Bissau en une nouvelle dictature africaine, annonce une paralysie totale du pays. Les rues pourraient bientôt se transformer en champs de bataille, alors que le gouvernement, sourd aux revendications populaires, continue de jouer la montre. Les élections législatives, initialement prévues pour novembre 2024, ont été reportées sine die sous de faux prétextes techniques et financiers. Une excuse pitoyable pour justifier un hold-up électoral qui prive le peuple de son droit le plus fondamental : choisir ses dirigeants.
Embalò, le président qui ne veut pas partir
Umaro Sissoco Embalò, dans un mépris total pour la démocratie, a osé déclarer que les élections présidentielle et législatives ne pourraient pas se tenir avant le 30 novembre. Une annonce qui fait froid dans le dos dans un pays qui a déjà connu quatre coups d’État militaires depuis son indépendance en 1974. Embalò, en jouant avec les nerfs d’une nation déjà fragilisée, risque de plonger la Guinée-Bissau dans un chaos sans précédent.
La répression s’intensifie, l’opposition muselée
Le régime d’Embalò ne se contente pas de manipuler le calendrier électoral. Il s’attaque violemment à toute voix dissidente. La dissolution du parlement dominé par l’opposition, après des affrontements violents en décembre dernier, est un coup de massue pour la démocratie. Plusieurs officiers supérieurs de l’armée ont été condamnés, les manifestations de la société civile sont interdites, et l’opposition est systématiquement marginalisée. Ces actions ne sont pas seulement autoritaires, elles sont tyranniques. Embalò, en véritable despote, étouffe toute contestation pour se maintenir au pouvoir.
La CEDEAO, complice d’un régime illégitime
Dans cette crise, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est illustré contre les intérêst des peuples de l’Alliance des Etats du Sahel (AES – Mali, Burkina Faso, Niger), joue un rôle encore trouble. Après avoir soutenu les troisièmes mandats controversés de Macky Sall au Sénégal, d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et d’Adama Barrow en Gambie, la CEDEAO envoie une mission pour soutenir Embalò. Une décision scandaleuse qui révèle une fois de plus la partialité de cette organisation, prompte à soutenir les autocrates plutôt que les peuples. L’opposition bissau-guinéenne rejette avec force cette ingérence, dénonçant une manœuvre dangereuse qui ne fait qu’enraciner l’injustice.
L’heure de la révolte a sonné
La Guinée-Bissau est à un tournant critique. Le peuple, las des manipulations et de la répression, pourrait bientôt descendre dans les rues pour exiger le départ d’Embalò. Le risque d’une explosion sociale, voire d’un nouveau coup d’État, est réel. Embalò, en refusant de respecter la Constitution et en piétinant les droits de ses citoyens, sème les graines de sa propre chute. Mais à quel prix pour le peuple bissau-guinéen ?
La communauté internationale doit ouvrir les yeux et agir avant qu’il ne soit trop tard. La Guinée-Bissau ne mérite pas de sombrer à nouveau dans le chaos. Elle mérite la démocratie, la justice et la paix. Et cela commence par le départ immédiat d’Umaro Sissoco Embalò.
Balanta Mané
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